FORMLABS ET L’IMPRESSION EN 3D DE MODÈLES CHIRURGICAUX SPÉCIFIQUES AUX PATIENTS

Impression 3D de guides chirurgicaux avec une machine formlabs

Les modèles anatomiques imprimés en 3D à partir de données de scan d’un patient deviennent des outils de plus en plus utiles dans la médecine personnalisée et de précision telle qu’on peut l’exercer aujourd’hui. À mesure que les cas se complexifient et que l’efficacité en salle opératoire gagne en importance pour les opérations de routine, les modèles de référence visuels et tactiles peuvent améliorer la compréhension et la communication au sein des équipes de salle opératoire ou avec les patients.

Les professionnels de la santé, les hôpitaux et les organismes de recherche médicale partout dans le monde utilisent des modèles anatomiques imprimés en 3D comme outils de référence pour la planification préopératoire, la visualisation pré-opératoire et le dimensionnement ou l’ajustement préliminaire de l’équipement médical pour les opérations de routine comme pour les procédures hautement complexes documentées dans des centaines de publications.

L’IMPRESSION 3D AU SERVICE DE LA PRÉPARATION CHIRURGICALE

La création de modèles tactiles spécifiques au patient à partir de scans par tomodensitométrie ou IRM est désormais abordable et facile à réaliser grâce à l’impression 3D.

La littérature spécialisée validée par comité de lecture montre que ces modèles apportent une visualisation supplémentaire qui aide les praticiens à mieux se préparer pour les chirurgies, ce qui réduit le temps passé en salle opératoire et les coûts associés, tout en améliorant le degré de satisfaction du patient par une baisse de son niveau d’anxiété et le raccourcissement de sa convalescence.

Les praticiens peuvent utiliser des modèles chirurgicaux spécifiques au patient pour lui expliquer l’opération au préalable, ce qui renforce l’adhésion du patient et diminue son anxiété.

DES MODÈLES PRÉOPÉRATOIRES POUR UNE EFFICACITÉ OPTIMALE

Apprendre des modèles préopératoires peut aussi influencer le choix du traitement. C’est précisément ce qui est arrivé au Dr Michael Eames. Après avoir reproduit les os de l’avant-bras d’un jeune patient, le Dr Eames a réalisé que la blessure n’était pas celle qu’il s’imaginait au début.

Le Dr Eames a donc changé d’avis et opté pour une opération sur tissus mous bien moins invasive qui a raccourci le temps de revalidation et a laissé bien moins de cicatrices. Le Dr Eames s’est aidé de la réplique de l’os imprimé pour décrire l’opération au petit patient et à ses parents et ainsi gagner leur adhésion.

Le résultat ? Un temps de chirurgie inférieur à 30 minutes, contrairement aux trois heures d’opération initialement prévues. Cette différence du temps de chirurgie a généré une économie estimée à 5500 $ pour l’hôpital et a diminué le temps de convalescence passé par le patient en soins post-opératoires.

Comme l’explique le Dr Alexis Dang, chirurgienne orthopédique à l’hôpital universitaire de San Francisco, Californie (UCSF, University of California San Francisco) et au centre médical pour vétérans de San Francisco (San Francisco VA, San Francisco Veteran’s Affair Medical Center).

« Chacun de nos chirurgiens orthopédiques à temps plein et presque tous nos chirurgiens à temps partiel ont utilisé des modèles imprimés en 3D pour le traitement des patients du San Francisco VA. Nous avons tous constaté que l’impression 3D améliore la qualité des actes le jour de l’intervention. »

UN CONFORT CLINIQUE INÉGALABLE

De nouveaux matériaux d’impression 3D médicaux biocompatibles ont aussi permis le développement de nouveaux outils et techniques chirurgicaux dans le but précis d’améliorer encore le confort clinique pendant la chirurgie. Ces nouveautés comprennent des plateaux de fixation pour instruments, des gabarits de profilage et des modèles de dimensionnement d’implants qui peuvent servir à évaluer la taille des implants dans la salle opératoire avant la première incision, ce qui aide les chirurgiens à accélérer les opérations complexes et à améliorer leur précision.

Modèle anatomique d’une main, dont la « peau » est réalisée dans un matériau d’impression 3D élastique..

De nouveaux matériaux d’impression 3D médicaux biocompatibles ont aussi permis le développement de nouveaux outils et techniques chirurgicaux dans le but précis d’améliorer encore le confort clinique pendant la chirurgie.

Ces nouveautés comprennent des plateaux de fixation pour instruments, des gabarits de profilage et des modèles de dimensionnement d’implants qui peuvent servir à évaluer la taille des implants dans la salle opératoire avant la première incision, ce qui aide les chirurgiens à accélérer les opérations complexes et à améliorer leur précision.

Pour le docteur Todd Goldstein, instructeur à l’institut de recherche médicale Feinstein, le rôle central qu’a fini par avoir l’impression 3D dans son département ne fait pas l’ombre d’un doute. Il estime que si Northwell utilisait des modèles 3D dans 10 à 15 % de ses cas, cela pourrait lui faire économiser 1 750 000 $ par an.

« Des prototypes de dispositif médical et des modèles anatomiques complexes pour nos hôpitaux pour enfants à la création de systèmes de formation, jusqu’à la création de guides chirurgicaux pour implants dentaires, [la technologie d’impression 3D] a augmenté nos capacités et diminué nos coûts, tout en nous permettant de fournir des outils pour traiter les patients qu’il serait presque impossible de reproduire sans notre imprimante 3D SLA fétiche »