Vrai ou faux 2

L’impression 3D fait couler beaucoup d’encre, L’équipe de Impression 3D France de B5 Productions revient aujourd’hui  sur le sujet pour clarifier certaines idées reçues.

Je fais de l’impression 3D !

Lorsqu’on utilise une imprimante 3D : on parle d’Impression 3D, il s’agit d’une appellation peut être un peu trop simplifiée. Un mot magique dans lequel on peut faire rentrer la fabrication d’objets en plastique, en métal, en chocolat, en béton ou en cellules vivantes. Difficile de saisir les points communs de ces produits. Le terme d’impression 3D laisse à penser qu’il s’agit d’une évolution de l’impression 2D. En réalité, il faudrait parler de fabrication additive, plutôt que d’impression 3D. Le terme de Fabrication Additive fait référence par opposition à la fabrication soustractive qui consiste à enlever de la matière à un objet pour le fabriquer. L’Association Française de Prototypage Rapide en fait une définition que l’on retiendra ici : « Procédé par ajout de matière consistant à fabriquer directement des pièces à partir d’un modèle numérique 3D sans recourir à un outillage ».

J’utilise la technologie d’impression 3D !

Il existe en réalité non pas une technologie mais plusieurs technologies d’impression 3D, (FDM, Steréolithographie SLA, 3DP, Polyjet ou Multijet, Frittage de poudre…) et une multitude de modèles d’imprimantes proposant des impressions dans différents matériaux (Plastique, métaux, polymères…). De même qu’il existe différentes gammes d’imprimantes : Gamme grand public, gamme prototypage, gamme petite série…

L’impression 3D c’est la Révolution de l’année ?  

Les technologies de fabrication additive se sont développées depuis les années 80, mais ce n’est que depuis quelques mois que les médias en parlent. Comme beaucoup de nouvelles technologies, elle est accompagnée d’enthousiasme et de craintes parfois disproportionnées. On ne peut pas considérer à proprement parler qu’il s’agisse d’une révolution, car l’impression 3D ne vient pas remplacer les procédés de fabrication classiques. Ce qui est vrai c’est qu’elle permet de créer  plus facilement certains produits dans certains domaines d’activités, ou qu’elle permet à certaines étapes de conception de gagner un temps précieux. Plutôt que d’utiliser le terme de révolution, il serait plus juste de parler de l’impression 3D comme une source d’innovation.

On peut tout faire avec une imprimante 3D !

On reprendra ici les propos de Philippe Laude, directeur général de Shapeways : « il n’y a pas de technologies et matières géniales qui font tout et répondent à  tous les besoins ». Comme évoqué précédemment, il existe de nombreuses machines et de nombreux matériaux : en fonction de ses besoins, il faudra soit acquérir plusieurs imprimantes ou passer par un imprimeur qui utilise plusieurs technologies. Il y encore de nombreux progrès à faire sur la diversité des matériaux ainsi que sur la rapidité d’impression.

Voici quelques vérités rétablies : ce qui est certain c’est que le domaine de l’impression a suscité un grand intérêt aussi bien auprès du grand public qu’auprès de nombreux corps de métier : l’aérospatiale, le médical, l’automobile, la mode…  Affaire à suivre.

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