Photo brevets SLS

Depuis Février 2014, la technologie d’impression 3D par Frittage Sélectif par Laser est passée dans le domaine public. On s’attend à de nouvelles avancées technologiques dans le domaine des imprimantes 3D.

Les technologies d’impression 3D

Lorsqu’on parle d’impression 3D, on parle en réalité de technologies de fabrication additive. En effet, il existe plusieurs technologies d’impression 3D. Parmi les plus courantes, on retrouve la FDM, qui repose sur le principe d’extrusion de plastique et le dépôt de fines couches de plastique fondu.

On retrouve également la StereoLithography Apparatus ou SLA, qui repose sur les propriétés qu’ont certaines résines à se polymériser sous l’effet de la lumière UV et de la chaleur.

On parle également de Frittage Sélectif par Laser .

Qu’est ce que le frittage Selectif par laser  ?

La technologie qui nous intéresse aujourdhui est le Frittage Sélectif par Laser que l’on retrouve sous le sigle FSL en français ou SLS, Selective Laser Sintering, en anglais. Elle est utilisée pour fabriquer des objets 3D, couche par couche, à partir de poudres qui sont fusionnées grâce à un laser de forte puissance.

Cette technologie est l’une des plus précise et permet d’imprimer en haute résolution. Le produit imprimé peut être utilisé quasi immédiatement comme produit fini ou comme prototype fonctionnel. On retrouve une grande variété des matériaux pouvant être utilisés par cette technologie, du plastique, du métal, du verre, de la céramique, et aussi tous les autres matériaux que l’on peut réduire en poudre. En découle une large gamme d’applications dans de nombreux secteurs d’activité: l’automobile, l’aérospatiale, l’électronique, la médecine, le design, la mode…

Fonctionnement de la technologie SLS

L’expiration des brevets : un facteur de développement de l’impression 3D

Le procédé de frittage sélectif par laser a été développé dans les années 80. De nombreux brevets ont été déposés, et le brevet de base vient de passer dans le domaine public depuis Février 2014, laissant entrevoir de nouvelles opportunités sur le marché prometteur de l’impression 3D.

Lorsque les brevets de base ont expiré sur la FDM, les prix des imprimantes ont chuté de manière drastique dans les années qui ont suivi cette expiration. L’impression 3D s’est démocratisée par ce biais : c’est suite à l’ouverture de certains brevets qu’on a vu apparaître des imprimantes libres et open-source type RepRap.

Les imprimantes SLS sont aujourd’hui parmi les plus chères du marché, mais aussi les plus opérationnelles. L’ouverture du brevet devrait encourager les grandes marques, ainsi que les sociétés soutenues par le crowdfunding par exemple, à proposer des modèles à des tarifs plus abordables. C’est déjà le cas avec la Société Italienne Sharebot et Norge Systems qui annoncent d’ores et déjà des imprimantes SLS Lowcost, permettant ainsi plus facilement à des entreprises d’utiliser la technologie SLS pour accélérer la conception et le développement de leurs produits.

Cette technologie reste malgré tout plus complexe que la FDM, et s’adresse à un public plus professionnel. Est-ce que la libération des brevets va permettre une baisse importante des prix ? L’avenir nous le dira. Ce qui est plus certain c’est que cela va pousser les plus grands acteurs de l’impression 3D, tel que Stratasys et 3D Systems, à innover et proposer des produits toujours plus performants, permettant un développement progressif du marché. Nous sommes loin de la révolution annnocée par les médias mais plutôt dans un évolution permanente des outils de fabrication additive.

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